Filiband : conquérir le cœur des mélomanes Burkinabè


Il est expatrié au Luxembourg depuis huit ans mais il garde toujours son pays natal le Burkina Faso, dans son cœur. A l’occasion de cette 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou qui a refermé ses portes le samedi 4 mars, l’artiste reggaman Fulbert Sawadogo alias Fili, séjourne au Burkina. Il dit être venu nouer des contacts pour des spectacles qu’il envisage dans les années à venir.

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Le groupe Filiband entend séduire les mélomanes burkinabè

Promouvoir la culture burkinabè à travers la musique reggae, tel est le crédo de cet artiste musicien membre et lead vocal du groupe Filiband. Basé au Luxembourg, ce pays d’Europe occidentale de près de 600 000 habitants, Fili, son binôme Philippe et leurs cinq musiciens allient à cœur joie les sonorités reggae et hip hop. Le tout sur fond de mélodies africaines telles le Djembé et le N’Goni mais aussi d’instruments européens. Initié en 2012, c’est finalement en 2015 que l’album sera finalisé et mis sur le marché. Un long temps de préparation pour un album qui devra séduire le public. « On a pris du temps pour pouvoir faire sortir un bon truc. Et depuis la sortie, nous avons participé à pas mal de festivals en Europe », souligne Fili. Intitulé « Préface », cet opus de cinq titres aborde plusieurs sujets dont l’hypocrisie, la guerre et la drogue.

Le FESPACO « c’est pas que du cinéma »

Si Fulbert Sawadogo considère la biennale du cinéma africain comme « un festival intéressant », il estime toutefois qu’elle ne fait pas que la promotion du cinéma. « Le cinéma, la musique, je pense que c’est la même famille parce qu’il y a des musiciens qui font la musique pour le cinéma », dit-il. Son séjour actuel dans son Burkina natal à l’occasion de ce festival, s’explique donc par la recherche de promoteurs en vue de prochains événements. « J’ai eu pas mal de contacts et on espère faire quelque chose l’année prochaine ou dans deux ans », souligne-t-il.

Depuis son pays d’accueil, Fili dit s’inspirer de la musique africaine à travers des artistes comme Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly ou encore Jah Verity. Toutefois, il déplore le fait que les artistes nationaux préfèrent se produire en play back au lieu du live. « En Europe, il n’y a que le live ; tu vas pas voir un artiste se produire en play back. Pour qu’on puisse se vendre hors de nos frontières, je conseille donc à mes confrères de faire un peu plus d’effort », martèle-t-il pour conclure.

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